De nouveaux prisonniers allemands…

Par défaut

Samedi 5 septembre 1914

D’autres convois de prisonniers allemands sont arrivés depuis le début de la semaine. J’ai lu dans un article de journal hier qu’ils sont presque 500.

Je crois qu’il va falloir que je m’habitue à leur présence à Castres.

Article de La Dépêche du 4 septembre 1914.  Collection des Archives municipales de Castres.

Article de La Dépêche du 4 septembre 1914. Collection des Archives municipales de Castres.

L’arrivée des prisonniers allemands à Castres.

Par défaut

Lundi 31 août 1914 :

Cette nuit, j’ai été réveillée par les bruits de la foule, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai eu une sensation curieuse et bizarre : ce n’est pas tous les jours qu’on voit ses ennemis venir dans la ville de Castres !

Un convoi de 300 prisonniers allemands est arrivé cette nuit. De nombreux Castrais les insultaient et les injuriaient.

Les prisonniers allemands en promenade. Collection Didier Serres.

Les prisonniers allemands en promenade. Collection Didier Serres.

Ces prisonniers, (dont des Alsaciens) ont été logés au Petit Séminaire.

Le Petit Séminaire où sont logés les prisonniers allemands. Collection Didier Serres

Le Petit Séminaire où sont logés les prisonniers allemands. Collection Didier Serres

 

Le départ des soldats.

Par défaut

Aujourd’hui 4 août 1914.

Les rues de Castres sont agitées par des centaines d’hommes qui se préparent à la guerre et chantent des chansons patriotiques.
Ma mère m’a demandé de fermer la fenêtre et de venir à table.
Pendant le repas j’ai entendu mon père dire à ma mère qu’ils pourraient récupérer l’Alsace-Lorraine et se venger des Allemands.
Puis il a rassuré ma mère et lui a dit qu’il serait de retour vers le mois d’octobre. Demain toute la famille l’accompagnera à la gare de Castres. Notre père partira, à Carcassonne pour rejoindre sa caserne. Toute la famille pleure déjà son départ.

Le départ des soldats pour le front. Collection Didier Serres.

Le départ des soldats pour le front. Collection Didier Serres.

 

La mobilisation est annoncée.

Par défaut

 

 

Samedi 1er août 1914:

 

Aujourd’hui, à 16 h 30, le maire a reçu l’ordre de mobilisation.

Tout à coup, quelques minutes plus tard, j’ai entendu le tocsin retentir, la crainte m’a envahie. Ma mère en fermant la fenêtre a murmuré « Mon Dieu ! ».

La guerre a commencé, la ville semble morte.

J’ai peur pour mon père. Il est rentré de l’usine plus tôt que d’habitude. Il a enlevé ses chaussures et s’est allongé sur son lit. Je suis inquiète de savoir si mon père va aller à la guerre .

La Une de La Dépêche du 1er août 1914. Collection des Archives municipales de Castres.

Une de La Dépêche du 1er août 1914. Collection des Archives municipales de Castres.

 

 

 

 

 

Ma famille

Par défaut

Samedi 6 juin 1914

Pour commencer ce blog, j’ai envie de vous présenter ma famille.

Image

Ma famille.

Mon père, Joseph, 34 ans est employé dans une usine de constructions mécaniques.
Ma mère, Marie-Rose, 32 ans s’occupe de nous et de la maison et travaille dans un atelier de tissage.
Mon frère, Jean, 9 ans va dans une école spécialement pour les garçons.
Moi, Louise, j’ai 12 ans je vais aussi dans une école, mais spécialement pour les filles.

Je vis dans une petite maison à l’intérieur de Castres, dans le quartier de l’Albinque. J’ai un petit jardin avec des légumes et quelques fruits.
J’ai un chat et un chien qui, d’ailleurs, ne s’entendent pas toujours très bien.
J’aime beaucoup lire, écrire, dessiner et m’amuser avec mon petit frère .

Bienvenue sur mon blog !

Par défaut

Samedi 11 avril 1914

Je m’appelle Louise, j’ai 12 ans et je suis née à Castres en 1902. J’ai décidé d’ouvrir ce blog pour vous raconter ma vie mois après mois.

J’espère que mes articles vous plairont ! A très bientôt !

laveuses-12.jpg

Carte postale de Castres : collection Didier Serres.